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1. Démonimation

République de Madagascar

2. Drapeau 

3. Hymne national

4. Président

2002 - : Marc RAVALOMANANA

5. Capital

Antananarivo

6. Géographie

 

 

Madagascar, appelé «Ile Rouge» en raison de la couleur de sa terre latéritique, se situe dans la région tropicale de l'hémisphère sud, entre 11° 57’et 25° 30’ de latitude sud et entre 43° 14’ et 50° 27’ de longitude est. A cheval sur le Tropique du Capricorne, et se trouvant dans le sud-ouest de l'Océan Indien, Madagascar est séparé de la côte sud-est de l'Afrique par le Canal de Mozambique. Avec ses 587 051 km² de superficie, Madagascar, quatrième Île du monde après le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, est considéré comme un sub-continent. L'Île, plus grande que le Royaume-Uni (253 000 Km2) ou la France (549 000 Km2) ou encore l'Allemagne (357 000 Km2), s'étend sur une longueur de 1 600 kilomètres entre le Cap Sainte-Marie au sud et le Cap d'Ambre à l'extrême Nord, et sur près de 570 kilomètres dans sa plus grande largeur. Elle possède plus de 5 000 kilomètres de côtes, bordées à l'Ouest par le Canal de Mozambique et à l'Est par l'Océan Indien.

 

7. Climat

 

 

Madagascar a un climat tropical divisé en saison sèche (avril - septembre) et saison de pluie (octobre - mars).

 

Climat tropical d'altitude sur les Hautes-Terres : les saisons y sont bien contrastées et l'altitude tempère bien les excès du climat. En hiver, il n'est pas rare de trouver du givre et de la glace au petit matin. En été, la chaleur est importante mais supportable et les orages fréquents en fin de journée.

 

Climat tropical humide à l'Est : chaud et humide, la pluie y est omniprésente parce que cette province est encore en majorité couverte de forêts. La couloir de Traratanana confère à l'Île de Nosy-Be un climat du même type. La côte Est de Madagascar est fréquemment frappée par des cyclones pendant le mois de Février et de Mars. Ce phénomène concerne également les autres régions comme le nord et l'ouest de l'île.

 

Climat tropical sec à l'Ouest : les températures y sont plus élevées que dans l'Est et le temps généralement moins pluvieux. Il s'agit là d'un climat de mousson avec une saison sèche très marquée, propice au voyage.

 

Climat semi-aride au Sud : la saison sèche connue de Morondava à l'Androy peut durer jusqu'à 9 mois.

 

8. Organisation administrative

 

 

Le pays est organisé en six (6) Provinces Autonomes, subdivisées en vingt deux (22) Régions, cent onze (111) Districts et mille cinq cent cinquante huit (1558) Communes. Ces Communes urbaines et rurales sont constituées de dizaines de milliers de Quartiers, eux-mêmes subdivisés en Secteurs.

 

Voici respectivement la superficie de chaque province :

 

Provinces autonomes

Superficie (Km2)

    Antsiranana :

43 056

    Antananarivo :

58 283

    Toamasina :

71 911

    Fianarantsoa :

102 373

    Mahajanga :

150 023

    Toliara :

161 405

     Total

587 051

9. Population

 

 

La population malagasy est composée de plusieurs ethnies unies par une même langue officielle, le «Malagasy», avec ses variantes dialectales déterminées par la situation géographique, l'histoire et les fonds culturels.

 

Les 18 ethnies principales sont : les Antefasy –Farafangana- ; les Antemoro - Sud-Est de Manakara- ; les Antesaka -Sud-Est- ; les Antakarana -Ambilobe, Antsiranana- ; les Antambahoaka –Mananjary- ; les Antandroy (extrême Sud) ; les Antanosy (Taolagnaro) ; les Bara (d’Ihosy à Mandabe) ; les Betsileo (Sud du fleuve Mania et Mahatsiatra) ; les Betsimisaraka (d’Antalaha à Mahanoro - littoral est) ; les Bezanozano (Moramanga - région Mangoro) ; les Mahafaly (Ampanihy, Betioky) ; les Merina (province d’Antananarivo) ; les Sakalava (de Morombe à Analalava) ; les Sihanaka (Lac Alaotra) ; les Tanala ou Antanala (d’Ifanadiana à Iakora) ; les Tsimihety (la Sofia) ; les Vezo (Toliara).

 

Il existe des sous-groupes ethniques tels que : les Tanalana (chez les Mahafaly) ; les Sara (chez les Vezo) ; les Mikea (chez les Masikoro) ; les Zafimaniry (chez les Tanala) ; les Betanimena (chez les Betsimisaraka) ; les Zafisoro (chez les Antesaka).

 

La population de la Grande île était évaluée à 2 242 000 au début du XXe siècle, avec un faible taux de croissance de 1 % jusqu'en 1950. L'accélération de l'accroissement naturel est donc à Madagascar un phénomène relativement récent. Il atteint 2,2 % en 1966, 2,7 % en 1975 et est estimé à 2,8 % en 1993.

 

La population malagasy, qui était de 6 462 000 habitants en 1966 et de 7 603 790 en 1975 est passée à 12 238 914 selon le dernier Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1993. Elle est estimée à 18 866 000 en 2008 selon la projection de l'Institut National de la Statistique (INSTAT).

 

En ce qui concerne la répartition de la population, Antananarivo fournit 30% de la population de Madagascar. A ce titre, la province demeure la zone ayant la densité démographique la plus élevée. C’est la province de Fianarantsoa qui offre le second réservoir de la population avec 22%. Toliara et Toamasina ont la même part de population avec 15%. Enfin, Mahajanga et Antsiranana sont les lieux d’habitation de 15% et de 7 % des Malagasy.

 

La population malagasy est jeune car 56,6% ont moins de 20 ans. Notons que le pourcentage des personnes âgées de plus de 65 ans dans la composition de la population n’est que de 2,7%. Cette faible représentation des personnes âgées est le reflet d’une faible espérance de vie à la naissance (57,2 ans pour l’ensemble) : 56,3 ans pour les hommes contre 58,1 pour les femmes. On remarque également une nette parité entre hommes et femmes. En effet, on estime qu’il y a 99,8 hommes pour 100 femmes.

 

En raison de son insularité et de sa situation géographique éloignée des grands courants migratoires mondiaux, Madagascar a très peu d'échanges de population avec l'extérieur. Les effets des phénomènes migratoires internationaux y sont négligeables. Cependant, des communautés européennes, américaines, asiatiques, africaines et arabes se trouve également à Madagascar.

10. Aspects socio-économiques

 

 

a. Ménage malagasy

Le ménage malagasy est composé en moyenne de 4,9 personnes et le mariage coutumier monogame reste le plus fréquent avec 41,1 % des cas.

 

b. Santé

Selon l'Institut National de la Statistique de Madagascar (INSTAT), une femme malagasy donne naissance en moyenne à 5,2 enfants en fin de période féconde. Entre la période 1991-2003/04, pour 100 000 naissances vivantes, 469 femmes sont décédées d’une cause liée à la maternité. Ces femmes meurent lors de la grossesse, durant l’accouchement ou dans les 2 mois qui ont suivi la fin de la grossesse ou de l’accouchement.

 

La mortalité infantile, évaluée à 58 pour 1000 en 2003-2004 a fortement diminué depuis 1997, plaçant Madagascar au rang des pays d’Afrique Subsaharienne où les chances de survie sont parmi les meilleures.

 

Pour la population en général, la fièvre enregistre le taux d’incidence le plus élevé en matière de maladie déclarée avec 42,2 % des cas. Après la fièvre, les maladies diarrhéiques représentent 11,9 % des cas. (Source : INSTAT 2005).

 

Le VIH/SIDA est devenu une préoccupation nationale même si le nombre de personnes vivant avec cette maladie restent infime dans le pays : 59 sidéens et 226 séropositifs pour 218 310 personnes individus testés pour l'année 2003 selon le Laboratoire Nationale de Référence. A cet effet, des campagnes de sensibilisation sont menées un peu partout dans le pays. En 2003, le Ministère de la Santé et du Planning Familial a affiché un taux de prévalence de 1,1 % et le Gouvernement envisage de réduire ce taux dans les années à venir.

 

c. Education

La proportion d’individus de 6 ans et plus classés « sans instruction » atteint 35,2% en 2004 d'où une nette amélioration depuis 2002. A cet effet, le taux brut de scolarisation au niveau primaire s’est stabilisé autour de 122% entre 2002 et 2004, tandis que le taux net a enregistré une hausse et atteint 85,6 % en 2004 (Source : INSTAT 2004).

 

d. Chômage

En 2005, le taux de chômage à Madagascar est de 2,8%. Il est particulièrement élevé à Antananarivo. Ce phénomène se justifie par le fait que le chômage est un phénomène essentiellement urbain et se rencontre surtout dans la Capitale.

 

e. Pauvreté

En 2005, 68,7 % de la population malagasy vivent au dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté est essentiellement un phénomène rural car quel que soit la province, le taux le plus élevé se rencontre toujours en milieu rural. Les provinces d’Antsiranana et d’Antananarivo enregistrent les taux de pauvreté les plus bas. Ceci s’explique d’ailleurs par l’intensité et la concentration des activités économiques dans ces régions. Antsiranana profite notamment des recettes des exportations, en particulier la vanille, et Antananarivo par la diversité des activités et l’implantation de différentes entreprises telles les zones franches.

 

f. Economie

Madagascar est un pays à vocation agricole : 3 ménages sur 4 pratiquent une activité agricole. Diverses cultures vivrières sont produites : le riz, le manioc, le maïs... Outre les cultures vivrières, le pays est également connu pour la production de certaines cultures d’exportation dont la vanille, le café, le girofle. La pêche, entre autres, la crevette constitue également une importante source en devise du pays. Pourtant, l’agriculture dont dépendent la majorité des Malagasy est rudimentaire, peu mécanisée et la superficie exploitée ainsi que le rendement obtenu restent encore très faibles. Sa part dans le PIB est encore très minime : environ 26 % en 2005. L'industrie reste peu développé dans ce pays à l'exception des entreprises franches qui sont en plein essor. En 2001, on comptait 308 entreprises franches employant au total 110 000 personnes, soit 1/4 de la main d'oeuvre du secteur secondaire. L'année 2002 est une année noire pour l'économie malagasy. La crise post-électorale a entraîné une paralysie totale de l'économie : fermeture de la plupart des entreprises franches, perte d'emplois, problèmes d'approvisionnement en énergie, baisse du nombre de touristes (61 674 en 2002 contre 170 208 en 2001 et 160 071 en 2000)... Le taux de croissance de l'économie a atteint son niveau le plus bas depuis l'indépendance (-12,7 %).Après la crise de 2002, la reprise de l'économie en général dont la production manufacturière dans la zone franche s'amorce dès la fin de la même année et s'amplifie en 2003. En 2003, la production manufacturière de la zone franche a enregistré une forte hausse de 77 %. Il en est de même pour les autres secteurs tels que le tourisme, le nombre de touristes arrivés à la frontière a également augmenté et atteint 139 230 en 2003. Le taux de croissance atteint respectivement 9,8 % en 2003, 5,3 % en 2004 et 5,1 % en 2005. En octobre 2004, Madagascar a rempli toutes les conditions requises pour atteindre le "point d'achèvement" et a bénéficié de l'effacement d'une importante partie de la totalité de ses dettes. Malgré cette reprise, en 2004 et 2005, l'économie malagasy a souffert de la hausse du prix du baril du pétrole qui a été amplifiée par une forte dépréciation de l'Ariary d'où une inflation à deux chiffres depuis 2004 : 13,8 % en 2004 et 18,4 % en 2005.Outre, la politique de redressement économique déjà inscrite dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP), Madagascar dispose de plusieurs atouts qui devraient favoriser le développement économique rapide du pays entre autres :

 un territoire très vaste,

 un climat favorable,

 une faune/flore majoritairement endémique,

 un énorme potentiel en agriculture, élevage et pêche,

 un sous-sol regorgeant d’énormes ressources minières,

- une population jeune,

- des valeurs culturelles fortes et préservées.

11. Histoire

 

 

Andrianampoinimerina

 

I. LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DE MADAGASCAR

 

Jusqu’au xixe siècle, la chronologie malagasy est très imprécise.

 

a. Histoire ancienne

Pendant quatre ou cinq siècles avant et après J.-C., peuplement de l’Île.

 

b. Moyen âge

Du ixe au xive siècle environ, pénétration arabe.La population malagasy est très divisées, en clans et tribus.

 

c. Temps modernes

xvie siècle

1500 : Découverte de Madagascar par les Portugais.

Milieu xvie siècle : Règne de Rangita.

Fin xvie - xviie siècles : Règnes des « Capétiens » de l’Imerina.

xviie siècle

1610-1685 (?) : Règne d’Andriandahifotsy

1643 : Fondation de Fort-Dauphin

1674 : Abandon de Fort-Dauphin

1675-1710 (?) : Règne d’Andriamasinavalona. L’Imerina divisée.

xviiie siècle

1712 : Ramaromanompo prend Fénérive et entreprend d’unir les Betsimisaraka.

1745 : Fondation de Majunga.

Vers 1750 : Andriamanalina, premier roi de l’Isandra

1787 : Andrianampoinimerina devient roi d’Ambohimanga

1794 : Prise de Tananarive par Andrianampoinimerina

d. Époque contemporaine

1810-1828

: Règne de Radama Ier.

1814

: Conquête du Betsileo terminée.

1817

: Traité anglo-malagasy. Prise de Tamatave

1822

: Conquête partielle du Menabe.

1824

: Conquête du Boina

1825

: Prise de Fort-Dauphin

1828-1861

: Règne de Ranavalona Ière.

1830

: Fondation de Fianarantsoa.

1840-1841

: Les Français à Nosy-Be. Protectorat dans le Nord-Ouest.

1845

: Ranavalona chasse les Européens.

1832-1878

: Jean Laborde à Madagascar.

1861-1863

: Règne de Radama II.

1864-1896

: Rainilaiarivony Premier Ministre.

1869

: La Reine Ranavalona II se convertit au christianisme.

1868-1881

: Codes des 101 et des 305 articles.

1877-1878

: Émancipation des esclaves mozambiques.

1883

: Guerre franco-merina.

1885-1895

: Protectorat français sur Madagascar.

1896

: Annexion de Madagascar.

1896-1905

: Gouvernement de Gallieni.

1946

: Madagascar, territoire d’outre-mer, représentée dans les Assemblée françaises. Création d’une Assemblée représentative.

1956

: La loi cadre institue un pouvoir exécutif élu.

Août 1958

: Voyage du Général de Gaulle

14 octobre 1958

: Proclamation de la République Malgache. Abolition de la loi d’annexion.

1960 (avril)

: Accord franco-malagasy sur l’indépendance.

       (26 juin)

: Proclamation de l’indépendance.

1961 (26 mars)

: Création de l’Union Africaine et Malgache (UAM).

1960-1972

: 1re République dénommée République Malgache : Président Philibert TSIRANANA

1975-1991

: 2e